Blog de Jean-Louis Savignac

13 juin 2020

Déconfinement: quel avenir pour le télétravail?

TELETRAVAIL

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29 avril 2020

Edouard Philippe . Dessin garanti sans virus Covid 19

Edouard

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19 mars 2020

Confinement: la France à l'arrêt

France a l'arret

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06 mars 2020

Le virus qui cache la forêt

fly tox 49-3

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24 février 2020

La bergerie...en Marche

députés moutons en Marche

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17 février 2020

Nouveau slip avec caméra intégrée (fabrication française).

slip camera

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23 janvier 2020

Exposition Crayons de justice à Saint-Just-le-Martel

Sud Ouest janvier 2020

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28 décembre 2019

A la charnière de 2019 et 2020

veux 2020 1

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14 novembre 2019

Le jour ou le journal L'Echo du centre a disparu

 

6 novembre 2019

Au deuxième enterrement de mon père

 

Longtemps, longtemps, je l’ai comparé à mon père. Tout comme lui enraciné dans ce territoire. Fidèle à son terroir. Et grande gueule. Il l’ouvrait fort et s’enflammait souvent pour des broutilles, mais sortait de ses gonds pareillement quand il fallait dénoncer les crapules politicardes du coin. Et j’ai des noms! Il s’égosillait contre leurs alter ego de Paris “pourris et trop nourris” et responsables de la maigreur de son compte en banque, alors qu’il se crevait au travail. Il braillait contre ceux qui s’étaient enrichis en sourdine pendant que le ciel persistait à garder la couleur brune. Tandis que ses poignets restaient ligotés hors de France. Il ne fallait pas trop le chatouiller. Il s’enflammait vite et sa voix portait, loin, en écho dans la campagne. On le disait insupportable dans le pays. Caractériel. On évitait de le provoquer . On y allait sur la pointe des pieds. On évitait souvent de le convier aux manifestations officielles. Des fois qu’il ramène sa science et balance des vérités qui ne se planquent pas à poil au fond d’un puits. Et gênent aux entournures les technocrates, les petits hommes gris, les élites et richards qui sabotent nos usines. Les va-t’en guerre qui fabriquent des bobards sur mesure et nous envoient au casse-pipe pour un pipe-line ou un jerrican de pétrole. Tous ceux qui laminent les paysages et les esprits. Qui font un pays unicorde. Atone. Des lisseurs qui font fuir même nos oiseaux et écrasent les neurones au rouleau compresseur. Pour que pas une idée ne dépasse. Il faut que les cerveaux soient alignés au cordeau. On lui a fait payer au prix fort cette liberté de ton. Même dans le camp de ses semblables qui pensaient qu’il fallait toujours arrondir les angles. Les angles, obtus ou pas, on les a redressés.

S’il était un homme de la terre, sa porte était largement ouverte. On se savait écoutés. La table était toujours dressée. Sobrement. Il y avait devant une assiette de soupe roborative des gens venus de nulle part. Ils tissaient fil après fil, la haute lisse des rêves. Chanteurs, peintres, écrivains se sentaient bien dans cette contrée que les bousophobes snobinards rechignaient à fréquenter. Il y avait une place aussi pour Lionard, l’occitaniste . Il nous parlait de cette langue riche kidnappée . Le salon bouseux bousculait la bien-pensance.

C’est vrai, le temps avait fait du sur-place. Le balai n’était pas passé tous les jours. Les rats avaient bouffé les pieds des meubles. Il y en eut un animal si vorace qu’on le surnomma Terminator. Il venait de Paris, je crois. Le chien, près de l’âtre, avait bien vieilli et ses rhumatismes le rappelaient à l’ordre. Il n’avait la force que d’ouvrir de temps à autre un œil glauque quand un concept semblait activer son cerveau. Puis se rendormait. Les métayers étaient partis l’un après l’autre. Usés aussi. Sur l’étagère, quelques bouquins épars étaient saupoudrés de poussière. Des voisins avaient racheté quelques outils. La ferme se limitait à un lopin pour les patates et les tomates. On se disait qu’un jour le vieux allait partir aussi qui n‘avait que la force de tirer le pinard à la barrique. Mais on espérait. Les jours avaient été si sombres et il avait toujours traversé les turbulences. En y laissant des plumes certes, mais il tenait bon. Et l’œil restait vif. Mais il y a eu ce coup de massue de novembre. Les banquiers ne pouvaient plus attendre. Ils sont charitables. Quand il fait soleil, ils vous prêtent un parapluie. Et il pleuvait depuis longtemps. Les gouttières laissaient passer l’eau par flots. Il eut fallu contracter un emprunt. Mais le patrimoine du vieux était squelettique. Il ne lui restait que le lit, la table et un carré de jardin. Ce matin, 6 novembre 2019, il a eu la force de laisser un méchant bout de papier coincé sous son bol. Il y avait écrit: “Adieu”. Un copier-coller de la Une de l’Echo. Comme le dernier soupir d’un journal qui crève. Autour de la rotative, les derniers soldats de la famille étaient rassemblés et pleuraient en voyant défiler de la gueule de la machine, ces ”Adieu” saccadés, à l’infini. Pleurent aujourd’hui les femmes et les hommes de ce pays. Les crocodiles aussi y vont de leurs larmes. Les indifférents verront passer le corbillard.

Mais qui va ouvrir sa gueule, à présent, qui va porter ma parole, qui va véhiculer encore cette insolence bienfaitrice? Une étoile s’éteint dans le ciel du pluralisme de la presse. Une voix s’éteint et nous ramène inexorablement à hier. On enterre aujourd’hui mon père pour la deuxième fois.

Jean-Lou Savignac

 

 

 

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13 août 2019

Le journal L'Echo de la Dordogne tire le portrait de Jean-Lou Savignac

Un grand merci à ma consoeur Fabienne Ausserre.  

Ribérac : Rencontre avec le Ribéracois Jean-Lou Savignac... actualité oblige (smiley)

Le journaliste et auteur de croquis judiciaires Jean-Lou Savignac, qui habite le Ribéracois, a illustré le dernier ouvrage de l' Occitaniste Yves Lavalade qui traite de l'évolution des noms de 600 lieux de plusieurs départements, dont la Dordogne. Jean-Lou sert un texte érudit et militant, en l'aérant. De fait, il le prolonge.

http://www.l-echo.info

 

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